dimanche 7 mai 2017

Sortie en forêt 70.

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 Nous voila de retour à l'Île de la Table Ronde, cette fois pour notre loisir personnel. Un mois s'est écoulé entre cette visite et notre chantier sur la petite pairie de l'île et on peut dire que depuis, elle a bien verdie. les oiseaux y sont plus actifs que jamais sans parler de la flore et plus particulièrement des orchidées précoces.

 

L'ail des ours (Allium ursinum).

Amateurs de plantes sauvages à vos paniers ... ou pas. L'ail des ours de l'Île de la Table Ronde fait parti des habitats précieux qui composent ce milieu. Bien que délicieux, il se trouve aussi dans une zone péri-urbaine ce qui implique la présence de pollutions multiples, en particulier le long des chemins et dans les zones reculées. Pour les plus courageux, il faut aussi se méfier des tiques et autres parasites qui sont nombreux.

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 Le milan noir (Milvus migrans).

Bien que le ciel soit gris les milans noirs sont nombreux. À la moindre percée du soleil on peut les voir tourner au dessus des prairies ou se percher sur les branches des arbres. Ce sont des rapaces qui se nourrissent d'animaux morts et de charognes, ce qui explique pourquoi on les voit souvent suivre les engins agricoles.

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Le grand cormoran (Phalacrocorax carbo).

Pour s'alléger et avoir une meilleure pénétration dans l'eau, son plumage n'est pas imperméable, ce qui l'oblige à passer une partie de son temps à sécher ses ailes en les tenant grandes ouvertes. Amateur de poisson et concurent des pêcheurs, des individus vont être tirés cette année bien que les populations sont encore fragiles.

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Au bout du chemin.

L'île est longue, très longue et bien mal nous en a prit de penser que nous pouvions en 1 heure en traverser la moitié. Celle-ci s'étend sur 11 km de long et sur 2 km de large. Autant vous dire que nous avons marché un moment avant de nous poser afin de pique-niquer à la pointe de celle-ci, là où les deux Rhône se réunissent. 

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Retour sur le chantier.

Retour sur la petite prairie où les actions de chantier, visant à mettre en place une gestion différenciée dans le but favoriser les populations d'azuré du serpolet (Phengaris arion) et les populations d'orchidées, ont été menées. Vous pouvez d'ailleurs retrouver les trois épisodes précédents ICI. Depuis notre intervention, la pluie a rendu le site vert et les rejets de saules coupés ont donné quelques feuilles, signe qu'ils sont prêts à être plantés.

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Le vieux Rhône et ses crues.

Le vieux Rhône est le lit historique du fleuve Rhône qui a été canalisé par l'Homme. Il est souvent suivit en parallèle par le canal du Rhône qui a été creusé pour permettre le passage des péniches de fret. Son débit est très bas mais connaît parfois des hausses spectaculaires, en particulier quand les barrages en amont font de gros lâchés d'eau, en particulier si les précipitations sont trop importantes et menacent les hydroliques.

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L'aurore (Anthocharis cardamines).

 Les mâles de cette espèce se reconnaissent au premier coup d'oeil : ils ont l'extrémité de leurs ailes oranges. On en dénombre pas moins de douze sous-espèces dont certaines sont propres à l'Angleterre et l'Irlande. La chenille se développe sur les cardamines mais aussi d'autres brassicacées comme l'allaire officinal (Alliaria petiolata).

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Les méloés (Meleo sp.).

Ce sont de gros coléoptères dont on voit souvent les femelles au printemps présenter un abdomen gonflé. Les larves, chez la plus part des espèces de cet ordre, parasitent les ruches et se nourrissent du couvain. On l'appel parfois l'enfle-boeuf en raison du fait que les animaux de ferme le broute parfois par erreur et peuvent s'intoxiquer, la faute à la cantharidine, molécule utilisée par certains insectes pour éloigner les prédateurs de leurs oeufs.

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L'Ophrys de Mars (Ophrys exaltata subsp. marzuola).

Cette espèce dans le monde de l'orchidophlie (l'étude des orchidées) fait débat. Sous-espèce pour certains, espèce à part entière pour d'autres ou même erreur de classification pour les derniers, cet ophrys ne laisse pas indiffèrent. Il est souvent associé à une forme précoce d'ophrys araignée (Ophrys arachnitiformis) ou d'ophrys occidental (Ophrys occidentalis). Il est surtout présent dans le sud du pays, jusqu'au département du Rhône.

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Le castor européen (Castor fiber).

Il est revenu depuis quelques temps sur le Rhône et laisse de nombreuses traces visibles de lui. Cependant il n'est pas simple de l'observer. C'est un animal discret qui n'aime pas être dérangé et qui se croise plutôt le soir et tôt le matin comme de nombreux animaux. Il est friand de branches et d'écorces de bois tendre.

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Le mot de la fin.

Voilà une sortie fort sympathique. C'est un vrai plaisir de voir l'évolution du chantier et de faire découvrir le site à mon bien aimé, et puis quel plaisir de voir des orchidées de sorties, ça commençait vraiment à me manquer. Bref, c'est un joli petit coin de nature à 10-15 minutes de Lyon qui est même accessible en train. À tester.
Cet article est dédié à Michel, grand amoureux de nature, blagueur et bon vivant, il manquera à bien des gens.

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lundi 1 mai 2017

Chantier sur l'île de la table ronde.

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 Fin mars nous avons, avec mes camarades de classe, eu la chance de travailler sur l'Île de la Table Ronde à travers un chantier école de trois jours. L'objectif ? Maintenir la petite prairie ouverte pour favoriser la diversité d'espèces tout en appliquant une gestion différenciée n'impactant pas les populations d'orchidées et d'azuré du serpolet (Phengaris arion). En fin d'artciel se trouve une vidéo qui présente notre action.

 

L'aigrette garzette (Egretta garzetta).

Ce bel oiseau blanc s'est établie sur tous les continents du monde là où se trouve des zones humides d'eaux peu profondes. C'est là que l'aigrette chasse à l'affût les batraciens, les insectes et les petits poissons dont elle se nourrie. Parfois, elle ouvre ses ailes pour faire de l'ombre sur l'eau. Les poissons viennent s'y rafraîchir et c'est là qu'elle les saisie avec son bien effilé comme un dague, ce qui est typique des échassiers. 

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L'ophioglosse commun (Ophioglossum vulgatum).

 Cette petite fougère est protégée en Rhône-Alpe-Auvergne (et d'en d'autres régions françaises comme le Centre ou l'Alsace). L'Île de la Table Ronde abrite la plus grosse population de la région de cette espèce rare. Les spores sont relâchés entre juin et juillet et sont dispersés par le vent, on parle alors d'anémochorie. 

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Les agrions.

Les agrions font partis des libellules. Ils sont communs et se caractérisent par leur finesse. Au dessus de la mare on peut parfois voir voler le leste brun (Sympecma fusca), ici en plein accouplement, et qui se caractérise par sa couleur mais aussi que la forme adulte, l'imago, passe l'hiver en hivernant, chose rare chez les libellules.

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Histoire d'un chantier.

 Trois jours pour un chantier, c'est peu. Objectifs de l'opération : s'exercer au relevé quadra, couper et trier les rejets qui conduisent au renfermement d'un milieu, faucher la végétation pour maintenir la prairie et limiter l'apport en matière organique, créer des zones de circulations et de stationnement pour le public en animation. 

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Les andains.

La matière organique est ratissée au râteau et à la fourche puis entassée en andains, c'est à dire des tas d'herbes fauchées, de feuilles et de débris de branches. Ces andains forment un refuge propice pour le blaireau qui s'y repose parfois en journée mais aussi pour les reptiles qui y prennent leurs bains de soleil.

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Les mares à amphibiens.

Trois mares ont été créées de la main de l'Homme afin de servir de refuges pour les amphibiens mais aussi, pour servir de support pédagogique pour le public, en particulier les enfants/scolaires afin de les sensibiliser au fonctionnement des écosystèmes aquatiques et aux espèces qui les composent. Plsu d'infos ICI

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Le milan noir (Milvus migrans).

Il n'est noir qu'en contre jour. D'ordinaire il est brun, parfois roux et souvent avec une tête striée de blanc. Il vit un peu partout en France mais a toute fois une petite préférence pour les zones de moyenne montagne et les terrains plats et dégagés. C'est un migrateur qui reste en France juste le temps de la reproduction.

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Les observatoires.

Les observatoires de l'Île de la Table Ronde permettent d'approcher la faune, si on sait être un temps soit peu discret. Martins pêcheurs, grands cormorans, ragondins et hérons peuvent être aisément vus, en particulier si on est équipé d'une bonne paire de jumelles pour les observer sans les déranger. 

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Le mot de la fin.

 Voici la fin de cette série sur l'Île de la Table Ronde, du moins pour ce qui est du chantier et des projets scolaires menés sur celle-ci. De notre côté nous avons pu y retourner avec plaisir (moins de 15 min de l'appartement) pour en observer les évolutions et découvrir les quelques 1500 pieds d'orphrys de mars (Ophrys occidentalis) qui y poussent sans parler de l'ail des ours et des nombreux oiseaux qui la peuplent. La suite au prochain épisode.

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mardi 18 avril 2017

Sortie en forêt 69.

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Peut être connaissez-vous l'ENS de Montagny ? J'ai eu la chance de le visiter il y a quelques semaines avec trois camarades de classe. Un ENS est espace naturel sensible dédié à la protection d'un milieu mais aussi à la sensibilisation et à la pédagogie. Sa visite s'est accompagnée de celle de la forêt de Chassagny qui ne manque pas d'interêt écologique et qui abrite des espèces remarquables dont des rapaces nocturnes et des amphibiens.

 

Le bois de Montagny.

 Il se compose de milieux humides et secs qui forment une grande mosaïque d'habitats, propice à diverses espèces rares comme l'oedicnème criard (Burhinus oedicnemus) et le cuivré des marais (Lycaena dispar) mais aussi pouvant acceuillir une flore remarquable comme l'orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora).

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Le hérisson d'Europe (Erinaceus europaeus).

Ce petit mammifère insectivore se rencontre dans les bois, les jardins et à proximité des haies ou comme ici, dans les prairies humides. Il peut dépasser les 2 kg et est couvert de pas moins de 6000 piquants qui assurent sa protection. Malheureusement celui-ci n'a pas su faire face aux prédateurs et il ne reste pas grand chose de lui.

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Les pelotes de réjections.

Contrairement à ce que l'on peut penser, les chouettes et les hiboux ne sont pas les seuls oiseaux à produire des pelotes de rejection. Ici il s'agît de pelotes de hiboux moyen-duc (Asio otus). Attention, manipuler ses pelotes nécessite d'avoir des gants et un masque. De plus, l'étude des pelotes de rejections est actuellement proscrite dans certains départements pour cause sanitaire en raison de la présence de la grippe aviaire.

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La souille à sangliers.

 Une souille est un point d'eau boueux où les sangliers viennent prendre leur bain pour se débarrasser des parasites et pour protéger leur peau. Ce sont des zones favorables pour faire de l'affût mais aussi pour relever les indices de présence comme les poils, les traces ou encore, les arbres contre les quels ils se sont frottés. 

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La végétation de sous-bois.

 Voici deux espèces emblématiques des floraisons de fin d'hiver. À gauche la belle hellébore fétide (Helleborus foetidus), qui se reconnaît à ses fleurs vertes bordées d'un liseré rouge. À droite une des trois corydales (Corydalis sp.) que l'on peut trouver dans le secteur : la corydale intermédiaire, la creuse et la solide.

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Le crapaud commun (Bufo bufo).

Ce crapaud a été victime du pied peu leste d'un cheval. C'est une espèce principalement forestière mais qui se rencontre aussi dans les plaines humides. Contrairement à la grenouille verte (Pelophylax sp.), il rejoint l'eau, comme la majorité des amphibiens, uniquement à la période de reproduction pour s'accoupler et pondre.

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Le nombril de Vénus (Umbilicus rupestris).

 Cette petite plante grasse aux feuilles épaisses peut être consommée, plus particulièrement avant floraison. Cependant en raison de son lieu de vie, les lieux humides et les vieux murs, il faut être prudent dans la consommation de ses feuilles pour limiter les risques de parasitisme, en particulier d'échinococcose et de douve.

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Le pic vert (Picus viridis).

Nous sommes tombés sur une plumée d'un pic vert qui a pu être prédaté par un oiseau de proie ou un renard. On le reconnaît à son plumage vert, à la tâche rouge qui orne son crâne et à son cri ressemblant à un rire moqueur. On le trouve plus particulièrement dans les forêts jeunes ou présentant des clairières et des lisières peu denses.

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La salamandre tachetée (Salamandra salamandra).

Nous avons enfreint la loi pour déterminer cette larve de salamandre et entrer les données de faune-rhône. En effet, il est interdit de saisir les amphibiens sans autorisation. Si vous êtes amenés à le faire, il faut les manipuler le moins longtemps possible et avec les mains bien humides. Ici nous avons pu déterminer qu'il s'agissait d'une salamandre tachetée en raison des taches jaunes présentes à la base des pattes et les tâches de la peau.

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Le mot de la fin. 

 Les publications sont restreintes en ce moment sur le blog et pour cause. Les examens se sont succédé (et plutôt bien passés). Dans un même temps le blog est entrain de connaître une véritable refonte avec la correction des 660 articles, que se soit la véracité des informations ou l'orthographe et il y a vraiment de quoi faire. Ajoutons à cela mon nouveau passe temps très chronophage, le montage vidéo et le temps consacré aux sorties.

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samedi 18 février 2017

Sortie dans les calanques 13.

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 Le nouvel an est passé, 2017 prend doucement la place de 2016. Pour ce premier jour de l'année, nous voilà partis dans le parc des Bruyères, l'une des portes d'entrée vers le Parc National des Calanques. Autrefois couvert de pinèdes, les incendies de 2009 l'ont transformé en landes d'ajoncs de Provence et de bruyères. On peut voir encore ça et là des troncs noircis et des arbrisseaux repousser sur les cendres de la catastrophe.

 

Les bruyères, un parc périurbain.

Un parc périurbain est un parc qui se trouve à proximité immédiate d'une ville de bonne taille. Depuis les Bruyères, on peut voir l'ensemble de la ville de Marseille et, avec le bus n°17, il est possible depuis le stade d'arriver directement dans celui-ci. Moins fréquenté que les autres parcs de la cité, il est entouré d'habitations. 

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 L'ajonc de Provence (Ulex parviflorus).

C'est un arbrisseau méditerranéen équipé de grandes épines atteignant parfois 1 cm et qui ne dépasse que rarement les 1 m. Sa floraison s'étale de janvier à avril et couvre la garrigue de jaune. La dispersion des graines, protégées dans une cosse, se fait par les fourmis, on parle alors de dissémination myrmécochore.

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Le monticole bleu (Monticola solitarius).

Il s'agît d'un mâle aux couleurs plus ternes que ceux des autres mâles qui en période de reproduction ont un plumage bleuté. Cet oiseau vit à l'année dans les zones rocheusesensolleillées du bassin méditerranéen, en particulier au nord de celui-ci. Il est rare en France et figure sur les listes rouges. L'abandon de l'agriculture dans les zones de garrigue et la fermeture du milieu contribuent à la disparition de son habitat.

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La globulaire buissonnante (Globularia alypum).

 Elle est typique de méditerranée et plus particulièrement de la garrigue. Comme les bruyères et les ajoncs, elle fleurit plutôt pendant les mois froids (d'octobre à mai) ce qui nous changent bien des Alpes où à cette période peu de plantes peuvent se permettre la même fantaisie, à savoir former un joli buisson bleu au coeur de l'hiver.

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La flore des Calanques.

Elle se caractérise par sa résistance aux éléments, en particulier aux variations de température, aux embruns, au soleil brûlant, parfois au sel et même aux incendies. Certaines espèces ont besoin des flammes pour que leurs graines puissent germer, on parle alors d'espèces pyrophytes. Certains cistes (Cistus sp.), le chêne liège (Quercus suber) et asphodèles (Asphodelus sp.) font partis de ces plantes aimant le feu. 

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Le mot de la fin.

Il fait frais sur Marseille, mais le temps est beau, on est bien loin des faibles températures lyonnaises ou de celles que l'on trouve en Chartreuse. C'est un plaisir de marcher à travers les plantes aromatiques et la garrigue. Nous avons eu la chance d'observer une perdrix mais hélas l'appareil photo n'a pas été assez rapide sur ce coup. Pour la prochaine sortie, l'étude des escargots (Malacologie), les sujets seront moins rapides. 

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dimanche 12 février 2017

Sortie en montagne 15.

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 Au début de l'hiver nous avons eu la chance de partir tout un après midi visiter un bout du Jura en passant par la Savoie. Ce jour là le froid était plutôt mordant et une large mer de nuage couvrait une partie des collines alentours. Et pourtant, la journée fût radieuse. Les forêts de conifères contrastaient étonnement bien avec les quelques boulots blancs perdu dans le boisement. Depuis, une épaisse couche de neige a recouvert les arbres.

 

Boisement et végétation des couloirs de coupe.

Les coupes en montagne laissent parfois de vilaines traces dans la forêt. Le sol à nu s'érrode facilement et il n'est pas rare d'y observer des glissements de terrain importants. Depuis quelques années, les zones défrichées sont replantées avec de jeunes arbres ou ensemencées avec  des graminées (Poacées) qui ont la capacité de retenir la terre. Certaines espèces peuvent retenir entre 0,5 et 1,5 m³ avec leur système racinaire.

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Les molènes (Verbascum).

Il existe une multitude d'espèces de molènes qui ont tous la capacité de se développer très vite. On les appel souvent bouillon blanc, ce qui est un tort car seul Verbascum thapsus peut prétendre à ce titre. Les molènes formes des fleurs colorées sur de grandes hampes florales. Ils peuvent produire plusieurs milliers de graines.

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L'héllébore fétide (Helleborus foetidus).

Elle porte également le nom de mords-cheval car on l'utilisait autrefois sur les animaux qui, ayant trop consommés d'herbe à la sortie de l'hiver, se retrouvaient avec des poches de gaz dans l'estomac ce qui peut leur être mortel. On attachait alors un bout de la plante à une ficelle puis on la faisait ingurgiter à la bête. Cette entreprise avait pour but de le faire vomir et ainsi libérer les gaz. Puis on tirait la corde pour éviter l'intoxication.

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Le chevreuil (Capreolus capreolus).

Bonne surprise ! En week-end dans la maison familiale, nous avons pu voir depuis mon ancienne chambre de petite fille quatre chevreuils brouter tranquillement dans la brume. Nous avons toujours beaucoup de chance de voir au cour de l'hiver et de l'été plusieurs de ces cervidés s'aventurer dans le jardin. 

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Le pic épeiche (Dendrocopos major).

Toujours dans le jardin de famille, nous avons pu aussi observer ce pic épeiche affairé à chercher des larves dans les fruitiers vieillissants de l'ancien verger et dans les piquets fatigués de la clôture du voisin. La présence d'un carré rouge à la base du crâne indique qu'il s'agît du mal, la femelle ayant une calotte toute noire.

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La Cascade du Grenand.

En passant par la Savoie nous faisons un petit détour par la Cascade du Grenand, sur la commune de La Bridoire. Ce torrent fait un lacé de 6 kilomètres de long avant de se jeter dans le Guier. C'est un cour d'eau que j'ai eu la chance, il y a quelques années, de découvrir à travers le canyonisme et ses nombreuses chutes d'eau.

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Le plafond nuageux.

 En général en montagne on définit comme plafond un couche épaisse de nuage qui couvre entièrement le ciel et qui donne l'impression d'être extrêmement basse. Une fois que l'on s'éléve un peu, en montant par les petites routes du Jura par exemple, on peut l'observer de par le dessus et voir jusqu'où elle s'étend.

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Le mot de la fin.

 La neige n'est pas encore là mais l'atmosphère est hivernale. Le brouillard et le froid matinal, additionnés à quelques gelées, donnent un charme tout particulier aux montagnes et aux grands pins pectinés qui dégivrent dès qu'un rayon de soleil fait son apparition. Nous ne reviendrons pas de si tôt dans le Jura, les examens approchants, néanmoins nous aurons l'occasion de passer encore quelques jours du côté de la Chartreuse.

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dimanche 5 février 2017

Le domaine de Lacroix-Laval.

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 Ce parc d'une centaine d'hectares de pelouse et de forêt est géré par la métropole de Lyon. Il est classé comme un espace sensible naturel, c'est à dire une ENS. Pour les promeneurs c'est un lieu de détente et de loisir. Pour la faune, un refuge en périphérie de ville où les arbres denses et la rivière qui traverse le domaine leur apportent la tranquillité et la nourriture nécessaire à leur reproduction.

 

Le polypore géant (Meripilus giganteus).

Ses fins chapeaux sont empilés les uns sur les autres tel un éventail. Il peut atteindre des grandes tailles, parfois plus d'un mètre de diamètre. Il n'est pas comestible ou du moins, que très jeune, quand sa chair n'est pas encore coriace mais il ne possède pas une grande saveur. Il s'attaque aux souches mais aussi aux arbres vivants ce qui parfois cause de gros problèmes dans les boisements, en particulier de hêtres.

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Le châtea de Lacroix-Laval.

Il date du 16e siècle et fût fondé sur les bases d'un château fort. Au 18e il entre en possession du trésorier de France. Depuis les années 90 il est le propriété du conseil général. Il est connu pour ses salles de réception mais surtout, pour son potager qui abrite des variétés anciennes de fruits, de fleurs et de légumes oubliés typiques de la région lyonnaise. Sa roseraie abritent plusieurs rosiers rares que l'on retrouve au parc de la Tête d'Or.

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Le canard colvert (Anas platyrhynchos).

C'est l'un des oiseaux les plus communs et les plus connus de France. On le trouve partout où il y a de l'eau et de la nourriture, à savoir des algues et plantes aquatiques flottantes. Il tient son nom du plumage que prend le mâle à la saison des amours, à savoir une jolie coloration vert métallique au niveau de la tête et du cou.

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Les rongeus du parc.

On peut rencontrer énormément d'animaux dans le parc. Parmi ceux-ci on peut compter quelques rongeurs comme les lapins de garenne (Oryctolagus cuniculus) où les ragondins (Myocastor coypus). Ces derniers ne sont pas timides pou un sous et viennent se nourrir aux pieds de promeneurs qui nourrissent les oiseaux. 

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Le poisson rouge (Carassius auratus).

Dans les deux mares du parc on peut voir des centaines de poissons rouges. À la période du frais ils se rassemblent pour se reproduire ce qui colore l'eau en rouge et blanc. Les poissons rouges sont des cousins des carpes, dans la nature, l'espèce d'origine présente des écailles grises et argentées, parfois dorées. C'est après des siècles d'élevages que l'espèce domestique a prit les couleurs vives que nous lui connaissons.

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Le héron cendré (Ardea cinerea).

Décidément il ne nous quitte plus. Ces oiseaux ont pour habitude de nicher à plusieurs couples dans le même arbre, ici un grand aulne qui surplombe les marais avec de grands prés souvent inondés où ils peuvent trouver leur nourriture : grenouilles, petits poissons et lézards en tout genre. Les femelles pondent 3 à 5 oeufs.

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Le mot de la fin.

Passage rapide dans ce très beau parc, entre les enclos des poneys et des daims. Le soir ce couchant et les ventres criants famine, nous nous sommes éternisés que peu de temps sous les cèdres multi-centenaires et parmi les brins de bruyères. Une bonne excuse pour repartir à sa découverte à l'arrivée de la belle saison.

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mercredi 1 février 2017

Sortie dans les marais 10 (migration dans les Dombes).

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L'été est sur le point de s'en aller, les cigognes elles aussi. Nous sommes dans les Dombes dans l'Ain. Il s'agit d'un vaste ensemble de zones humides composé de marais, d'étangs et de lacs de pisciculture. C'est un des endroits où il est possible de voir le plus d'oiseaux en France et cela, même pendant l'hiver.

 

La cygogne blanche (Ciconia ciconia).

C'est l'un des plus grands échassiers d'Europe. La cigogne blanche se rencontre dans la quasi totalité de l'Eurasie et de l'Asie (on trouve une sous-espèce Européenne et une sous espèce asiatique). C'est une espèce migratrice mais il n'est pas rare de voir des dizaines d'individus rester l'hiver dans les Dombes. 

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Le pays des Dombes.

 Cet espace naturel se caractérise par ses lacs creusés de la main de l'Homme pour approvisionner une partie du royaume de France en poissons et en particulier en carpes, symboles de la royauté. C'est un espace unique où on trouve plus de 150 espèces d'oiseaux nicheurs qui y trouvent toute la nourriture dont ils ont besoin.

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L'aigrette garzette (Egretta garzetta).

Ce bel oiseau blanc s'est établie sur tous les continents du monde là où se trouve des zones humides d'eaux peu profondes. C'est là que l'aigrette chasse à l'affût les batraciens, les insectes et les petits poissons dont elle se nourrie. Parfois, elle ouvre ses ailes pour faire de l'ombre sur l'eau. Les poissons viennent s'y rafraîchir et c'est là qu'elle les saisie avec son bien effilé comme un dague, ce qui est typique des échassiers. 

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Un havre pour les libellules (Odonates).

On rencontre énormément de libellules dans les Dombes. Parmi elles ont trouve un bon nombre d'espèces protégées. Actuellement elles sont très étudiées car elles sont de formidables bio-indicateurs qui permettent de connaître la santé des milieux humides, leur évolution et le type d'actions à mener sur ceux-ci.

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Le grèbe huppé (Podiceps cristatus).

Il s'agît ici d'un juvénile que l'on reconnaît facilement à son plumage zébré. Les adultes présentent une tête blanche ornée d'une collerette de plumes rousses et noires. C'est un oiseau bruyant qui pendant la période des amours émet des sons proches d'une clarinette. Il fait son nid tel un radeau en s'aidant de la végétation dense des étangs et des marais de faible profondeur. C'est un excellent plongeur qui peut atteindre 20 m de profondeur.

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Le faisan de Colchide (Phasianus colchicus).

C'est espèce a été introduite sous le Moyen Âge dans les forêts françaises et en particulier dans celles des rois pour répondre à la grande passion des nobles de cette époque là (avec celle des perruques poudrées), à savoir la chasse. Aujourd'hui on en rencontre beaucoup, souvent issus de lâchers après avoir été élevés en captivité. Cela explique le bec tordu de cette femelle (courant en volière) peu farouche se promenant sur la route.  

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Le héron cendré (Ardea cinerea).

 C'est avec plaisir que nous retrouvons ce grand échassier que nous avons pu croiser lors de notre périple en Bretagne. Lui aussi est un oiseau des marais mais couvre également les champs humides, les bords de mer, les lacs et les rivières. Son régime alimentaire est proche de celui de la cygogne bien qu'il n'appartient pas à la même famille et qu'il soit sédentaire au point de garder toujours le même site de nidification : la héronnière.

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La marsillée à quatre feuilles (Marsilea quadrifolia).

Voici une superbe fougère d'eau qu'il n'est pas courant de croiser. On pourrait penser au premier abords qu'il s'agît d'un trèfle ou d'une oxalis mais ses rhizomes ne trompent pas. Protégée en France, on peut la rencontrer dans les mares et les fosses où l'eau se fait stagnante. Dans certains pays, en particulier en Asie, elle est consommée. En Europe de l'Est et Centrale on l'utilise comme plante magique permettant de voir le monde invisible.

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Le ragondin (Myocastor coypus).

Dans les Marais Poitevin, on en fait de la terrine et des pâté. Ce grand rongeur est originaire d'Amérique du Nord. Échappé des élevages de fourrure, il sème le trouble dans les milieux aquatiques au point d'en rompre par endroit la fragile dynamique. Mais s'il est piégé, c'est avant tout pour les dégâts qu'il cause aux cultures.

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Le mot de la fin.

 Voilà une fin d'après midi comme je les aime, où l'on reste dans le soleil couchant à observer les oiseaux et voir les cigogne se réunir pour passer la nuit. Actuellement les Dombes sont encore glacées, et bien que l'on y trouve un bon nombre d'oiseaux, il faudra attendre le redoux du printemps voir le début de l'été pour voir arriver par nuées les grandes espèces migratrices et avec un peu de chance, quelques grues cendrées (Grus grus).

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dimanche 29 janvier 2017

Trois jours en Chartreuse.

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Belle surprise ! Notre voyage de classe pour notre intégration au BTS GPN de Vienne à lieu en Chartreuse. Me voilà donc de retour dans mon fief. Au programme trois sites remarquables que j'ai eu l'occasion de présenter à plusieurs reprises sur la Renarde des Alpes : le Cirque de Saint Même, le Charman Som et l'Herretang.

 

Le cirque de Saint Même.

 

Ses cascades et ses torrents.

C'est là que le Guier vif prend sa source. Ce torrent de montagne voit sa source sortir des profondeurs de la terre, après que celle-ci ait creusé à travers le massif calcaire un ensemble de cavernes et de grottes. Le cour d'eau marque la frontière historique entre ce qui était autrefois le duché de Savoie, alors indépendant, et celui du Dauphiné, propriété du Royaume de France. La Savoie fût annexée définitivement en 1860.

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La flore alpine.

Elle se caractérise par les différentes stratégies qu'elle emploie pour faire face aux conditions extrêmes aux quelles elle doit faire face tel le gel, des températures élevées, une absence d'eau ou au contraire, une trop grande abondance de pluie. Cela explique en partie la floraison tardive dans les alpages. 

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La primevère oreille d'ours (Primula auricula).

C'est une espèce rustique de montagne qui se reconnaît facilement à ses grandes feuilles lisses et épaisses aux bords dentés. Elle aime les sols riches en humus, frais, très bien drainés et à tendance calcaire. C'est au 16e siècle que la plante est acclimatée pour les jardins des plaines en particulier en Angleterre.

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Le camping de l'Ourson.

Nous voilà à Entremont le Vieux, non pas pour voir les orchidées que j'aime tant mais pour passer trois nuits dans ce charmant camping qui se trouve juste à côté de la coopérative laitière où l'on peut acheter les meilleurs fromages de Chartreuse. C'est là aussi que l'on peut visiter le musée de l'ours, dédié aux nombreux ossements fossilisés d'ours des cavernes (Ursus spelaeus), trouvés dans les cavernes de Chartreuses.

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Le Charman Som.

 

Le chamois (Rupicapra rupicapra).

C'est un habille grimpeur que l'on rencontre dans tous les massifs montagneux et forestiers de l'Est du pays mais également dans le Massif Central. Il ne faut pas le confondre avec l'isard (Rupicapra pyrenaica), son proche cousin qui vit dans des milieux similaires mais uniquement dans les Pyrénées. Le chamois de Chartreuse (le chamois de Chartreuse (Rupicapra rupicapra cartusiana) est sous-espèce qui n'est plus reconnue.

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Ainsi, son habitat ce compose de falaises, de pelouses et de forêts alpines ainsi que de zones herbeuses où les poacées et les lichens-mousses sont abondants. À l'origine le chamois n'est pas une espèce de montagne, on le trouvait alors un peu partout en plaine. C'est principalement la chasse et le perte de son habitat qui l'ont poussé peu à peu à prendre de l'alitutde et à trouver refuge dans les zones peu peuplées.

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Le mouflon de Corse (Ovis aries musimon).

 À l'origine c'est une espèce endémique de l'île du même nom ainsi que de la Sardaigne. Elle a été introduite en Chartreuse il y a une quarantaine d'années pour les besoins de la chasse. La population actuelle compte environs 80 animaux. Le mouflon corse est connue pour sa grande adaptation, souvent au détriment des espèces indigènes et endémiques des îles et massifs où il est implanté comme par exemple à Hawaï.

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La carline acaule (Carlina acaulis).

 On distingue chez cette espèce deux sous-espèce, l'une qui aime les pelouses basophiles (sols calcaires secs et souvent superficiels) médioeuropéennes (au climat du centre de l'Europe), Carlina acaulis subs.p acaulis et, l'autre qui apprécie les pelouses basophiles subalpines et alpines (à plus de 1 700 mètres d'altitude), Carlina acaulis subsp. caulescens. Il se pourrait que sur ces photos il s'agisse de celle-ci.

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La carline a été longtemps été utilisée par les alpins comme un indicateur de temps. Dès que l'air se fait humide ou que les premières gouttes de pluie se mettent à tomber, la fleur se referme presque instantanément pour protéger ses étamines et son précieux pollen. Notre guide Sébastien a pu nous en faire la démonstration avec une bouteille d'eau. Aujourd'hui elle n'est plus ramassée dans les alpages car elle est complétement protégée.

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L'euphraise de Rostkov (Euphrasia officinalis subsp. pratensis).

 Elle a pendant longtemps eu la réputation de soigner les infections. Elle passait également pour une plante magique, associée à la magie blanche. Il était de coutume de l'infuser puis d'en imbiber un linge. Placer ce dernier sur les yeux permettait disait-on d'être claire voyant et sur les oreilles, de pratiquer la claire audience.

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EN COUR D'IDENTIFICATION.

 

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Les osieaux de Chartreuse.

Pendant notre séjour nous avons pu voir de nombreuses espèces d'oiseaux, en particulier un très bel aigle royale (Aquila chrysaetos) quand nous approchions du sommet. Parmi les espèces courantes on peut citer la buse variable (Buteo buteo) à gauche et lev chocard à bec jaune (Pyrrhocorax graculus).

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La marmotte des Alpes (Marmota marmota).

 Ce gros rongeurs de nos montagnes a pendant un temps disparu des Pyrénées. Depuis il y a été réintroduit avec succès. La marmotte est un animal herbivore appréciant les jeunes pousses et les graines. Néanmoins il lui arrive de se nourrie d'invertébrés. C'est l'une des proies favorite de l'aigle royale, en raison de son poid et de sa teneur en graisse. Il faut savoir qu'avant d'entrer en hibernation une marmotte pèse en général 5 kg.

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Topo sur la journée.

De cette sortie au Charman Som, vous pouvez retrouver ce petit topo guide. En redescendant sur le Col de Porte, on peut avoir une vue dégagée sur le Granier. Encore prit par les effets de l'é"rosion, celui-ci connait à nouveau de grands éboulement. Ce n'est pas cette année que nous irons découvrir sa cime.

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La tourbière de l'Herretang.

 Je commence à bien la connaître et vous la voyez souvent passer dans la rubrique "marais" ainsi que dans celle "sorties communes" du blog. Néanmoins c'est toujours un plaisir de la parcourir et de profiter des paysages qu'elle offre. De plus, la sortie prend tout de suite une autre tournure quand on est accompagné de professeurs et d'un guide passionnés d'odonates et de micro faune. De belles découvertes en perspective.

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Les tipules (Tipula).

De la famille des moustiques, il n'en a pas les désagréments. Bien souvent ils se nourrissent de débris végétaux, certains sont même de terribles prédateurs ou alors, de paisibles pollinisateurs. On distingues les sexes à la forme de l'abdomen : plutôt carré chez les mâles, plutôt allongé voire pointu pour les femelles.

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Les amphibiens en animation.

Toutes les espèces d'amphibiens sont protégées en France et il est théoriquement interdit de les déranger ou de les manipuler. Cependant, dans le cadre de certaines pratiques et avec autorisation, il est possible de les capturer pour les observer avant de les relâcher. Il faut toujours les manipuler avec précaution. 

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Le polypore soufré (Laetiporus sulphureus).

Ce champignon parasite des arbres blessés est comestible quand il est jeune et il est recherché en Amérique du nord où il est nommé poulet des bois. Néanmoins certains le tolére mal et il pourrait présenter une faible toxicité quand il pousse sur le tronc des résineux. En vieillissant il devient rapidement coriace.  

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Les fleurs de fin d'été.

 En voilà deux qui annoncent la fin des beaux jours ou, comme cette année là, le début de l'été indien. La balsamine de l'Hymalaya (Impatiens glandulifera) et le colchique d'Automne (Colchicum autumnale) sont deux e spèces colorées que l'on peut rencontre dans les près, les champs et les talus humides.

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Le mot de la fin.

 Voilà un joli début de sortie pour découvrir ces camarades de classe. Depuis, nous formons
un groupe soudé et je pense que l'entente qui y est excellente est assez rare pour y être soulignée.
Bref, j'ai trouvé la formation qu'il me fallait.

jeudi 26 janvier 2017

Découverte de l'Île sur Sorgue.

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Escapade dans le Sud de a France, à l'Isle-sur-la-Sorgue pour redécouvrir la ville et prendre plaisir à naviguer en Kayak sur la rivière Sorgue. Nommée la Venise provençale ou Venise Comtadine, cette petite ville réputée pour ses antiquaires est traversés de nombreux cannaux. ce qui a inspiré de très nombreux peintres. 

 

Le parcour des roues. 

 L'Isle sur Sorgue possède un riche passé industriel. On y trouvait autrefois un grand nombre d'usines de soie qui étaient alimentées en énergie par d'immenses roues à eau. Il en reste aujourd'hui plus d'une vingtaine en fonction dans la ville que l'on peut découvrir en suivant un parcours interactive long d'environs 2 kilomètres.

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Le marché de l'Isle-sur-le-Sorgue.

C'est le jeudi et le dimanche matin qu'à lieu le marché. C'est l'un des plus fréquentés de France mais aussi l'un des plus beaux. Sur les bords du canal principal on trouve les antiquaires exposants leurs trésors et dans la ville même, les échoppes de fruits et légumes et de tissus. Avis aux amateurs, il faudra beaucoup de patience pour en faire le tour complet, en particulier l'été où la foule est difficile à traverser tant l'affluence est grande.

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Une cité fortifiée.

 Voisine d'Avignon (une vingtaine de kilomètres), Isle-sur-la-Sorgue (que l'on prononce le plus souvent "Île sur Sorgue"), fût occupée dès l'antiquité par les gallo-romains. Sous le Moyen Âge et une partie de la Renaissance, elle fût fortifiée pour servir de citée refuge aux abbayes et villages de proximité pendant les guerres.

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La couleuvre de Montpellier (Malpolon monspessulanus).

Cette couleuvre du sud de la France peut dépasser 2 mètres de long. C'est une chasseresse hors paire se nourrie d'autres serpents, de lézards, d'oiseaux et de micro-mammifères. Victime de la route et de sa mauvaise réputation, sa population est en baisse. Pour rappel tous les serpents sont protégés en France.

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Le mot de la fin.

 Nous finissons notre visite par Fontaine-de-Vaucluse après avoir donnés quelques coups de pagaie et avoir profité d'une bonne baignade bien méritée bien que l'eau soit fraîche pour la saison (environs 17°C). La rentrée approchant nous retournons dans le Rhône et notre petit chez nous, non sans prendre plaisir à nous préparer pour notre prochaine excursion : l'approche de la cigogne blanche qui s'apprête à partir en migration.

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jeudi 19 janvier 2017

Un weekend en famille, plaisirs de l'été.

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 Faisons un bon de la passé, histoire de ce remémorer un peu le plaisir que nous avons eu cet été en profitant du soleil et de tous ces bienfaits. Qu'il a été doux de lézarder sous ses rayons, étendus sur une plage ou dans la verte pelouse. On a vite fait d'être nostalgique de cet temps heureux qui reviendra dans quelques mois.

 

Le bonheur d'être en famille.

 Le jardin est le lieu tout trouvé pour reçevoir la famille et les amis. Herbe verte pour jouer et planter les tantes, ombre salvatrice des grands noyers, eau du puit ... j'ai l'impression que nous avons vécu cet été comme on peut vivre ceux de l'enfance, à savoir tel de véritables Robinson Crusoé échoués quelques part en campagne.

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 La fraîcheur des bois.

Face aux fortes chaleurs de l'été, il est tout trouver de se rabattre sur la forêt. C'est l'occasion de montrer aux petits comme aux grands les traces du passage des animaux. Par chance nous sommes tombés sur un crâne de ce qui semble être un pic noir (Dryocopus martius). C'est le plus grand des pics. Son habitat de prédilection sont les grands espaces boisés. On en trouve dans presque toutes les forêts et même la taïga.

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 Une récolte bien méritée.

Se promener en forêt c'est parfois aussi faire de jolies rencontres voire, de belles récoltes. Sous les frênes dans le sous-bois nous avons eu la chance de découvrir quelques girolles améthystes (Cantharellus amethysteus) qui ont terminé bien vite en fricassée dans la poêle. Calvaires et autres amanites rougissantes (Amanita rubescens) sont quant à elles sont restées bien sagement à leur place parmi les fougères aigles (Pteridium aquilinum).

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 Le pie grièche écorcheur (Lanius collurio).

C'est un superbe oiseau qui ne reste que quelques mois sur le territoire avant de reprendre son envol. En effet c'est un inlassable migrateur peut se rencontrer de mai à août dans les milieux ouverts où il trouve sa nourriture. Il gobe ses proies ou les embroches sur des branches épineuses ou sur le barbelé comme garde manger. Ainsi on peut voir embrocher des mouches, des papillons mais aussi de petits lézards ou des musaraignes.

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La vie de la maison.

La vigne vierge à trois pointes (Parthenocissus tricuspidata), accompagnée du saule pleureur (Salix babylonica), apporte une fraîcheur agréable sur la terrasse familiale, c'est parfait pour prendre le petit déjeuner à la fraîche comme on aime le dire. La table est prête pour accueillir tous les cousins et les appétit du matin. 

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Le petit peuple du jardin.

Le jardin est en ébullition en août. Sauterelles, géraniums, les tournesols et papillons sont de sortie. On reconnaît une femelle sauterelle au long sabre qui se trouve au bout de son abdomen. Il s'agît d'un ovipositeur, un organe qui lui permet de pondre ses oeufs dans le sol. Contrairement à la légende populaire, il ne coupe pas.

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Un détour par ma tourbière de l'Herretang.

Voilà un détour que nous ne manquons jamais de faire en Chartreuse, celui de passer par la tourbière de l'Herretang. Cette tourbière calcaire de 60 hectares se visite surtout l'été pour ne pas perturbé la faune et la flore mais aussi, quand le niveau d'eau de la rivière du même nom est au plus bas pour ne pas avoir les pieds dans l'eau. C'est un espace remarquable où il est possible d'observer de nombreuses espèces de libellules. 

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Les plaisirs de l'été.

 On les connaît tous et on les savoure avec plaisir. C'est l'occasion de vous présenter la bière locale de mon village, la Dauphine. En avril 2016 la brasserie a fêté ces 10 ans et on peut le dire, a acquit depuis son installation une jolie réputation. Il est possible de visiter la fabrique gratuitement pour les petits groupes.

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Dans les près.

L'herbe reste verte malgré les fortes chaleurs et l'absence de pluies. Au petit matin on peut voir la rosé qui trempe l'herbe et parfois, le pelage des chats à l'affut. On peut aussi observer des chevreuils (Capreolus capreolus) au petit matin qui broutent tranquillement dans les champs. Ils regagnent vite la forêt à notre arrivée.

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Le mot de la fin.

Les souvenirs de l'été ont un goût tout particulier, et on ne peut en être que nostalgique quand on voit les températures qui s'affichent actuellement (-10°C !). Bientôt l'automne fera son entrée mais avant, à nous le Sud, les grandes migrations des Dombes et la magie de la Chartreuse. Vaste programme en perspective.

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