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La Renarde des Alpes
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La Renarde des Alpes
  • Grande amoureuse de la nature, j’ai pu me rendre compte du besoin urgent de nature dans notre société. Fort de ce constat, je me consacre à mon échelle à faire découvrir les beautés de notre monde.
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2013
21 avril 2013

Petits travaux pratiques sur le coucou (primevère officinale).

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Pas de morilles en vue, ni dans le panier, ni dans les champs. Alors me voilà partie à la cueillette des coucous, appelés primevères officinales. De cette jolie plante, on peut faire beaucoup de choses: des boissons ou des jouets.

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Mais avant de faire quoi que ce soit, il faut remplir le panier ce qui est des plus simple et est même rapide. En ce moment les champs sont jaunes de fleurs et il suffit de se pencher pour cueillir les inflorescences.

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Voilà une cueillette rapide et efficace. Il ne reste plus qu'à trier, couper et nettoyer avant de se mettre à l'ouvrage.

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Et pourquoi ne pas profiter de cette petite promenade pour ramasser quelques lamiers tachetés? après tout ils sont aussi bénéfiques que la primevère officinale et apporte encore plus de couleur

 

Confectionner une balle en coucous:

.Histoire d'un jouet d'antan (idée dans mon ouvrage sur les plantes et jouets que je vous présenterai bientôt).

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Pour se faire il faut tendre entre deux chaises une cordelette d'une vingtaine de centimètres et la nouer à chaque extrémité solidement ou plus simple, demander à un enfant de tenir dans ces mains la corde bien tendue.

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Disposer avec délicatesse sur celle-ci les têtes fleuris de coucous dont on a prit soin de ne pas séparer les fleurs qui les composent, les unes des autres.

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Une fois qu'une ligne d'une dizaine de centimètres de fleurs bien tassées se dessine, nouer  fermement les deux bons et former un noeud serré pour emprisonner les fleurs. Voilà une boule de coucou à accrocher ou à utiliser comme balle.

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Avant que les jouets ne se démocratisent (années 60), les jouets étaient beaucoup plus simples et surtout éphémères. Les jolies poupées de porcelaines et les osldats de plombs restaient la plupart du temps dans les vitrines du fait de leur faible solidité.

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Les jouets étaient alors fait de plantes et de bric-à-broc. Parfois dans le village passait un colporteur qui vendait pour un sous ces fameuses balles jaunes et fleuries qui occupaient pour un après-midi les enfants.

 

Tisane de coucous:

Rien de mieux pour se réchauffer le coeur et l'esprit.

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C'est bien beau de jouet, mais le coucou, c'est aussi agréable en tisane et parfois, en limonade. Pour cela il faut sécher les fleurs.

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L'opération est longue et minutieuse, il faut sortir les fleurs délicatement de leurs sépales protecteurs pour les disposer dans une panière et les exposer dans un endroit sec et aéré. Il reste plus que quelques jours à attendre.

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C'est aussi d'y joindre les fleurs de lamier tacheté pour faire une petite infusion aux multiples bien faits et aux couleurs des plus sympathiques. Ça sent bon le printemps.

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Le soleil n'était pas là aujourd'hui, alors le voilà ramené dans la maison.

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15 avril 2013

Biotope des morilles rondes, des morillons à demi-libres et des pézizes veinées.

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Présentation de ma petite morillère productrice de morilles blondes, de morillons à demi-libres et de pézizes veinées. Seules les dernières citées sont sorties, avec un fort aplomb vu leur abondance. Mais en attendant, tour du jardin.

Les merles ont pondu et il semblerait que les oisillons soient sortis à moins qu'une chute involontaire ou un coucou aient causés la casse de l'oeuf. En générale les merles pondent entre mi-mars et mi-avril et couvent 12 à 14 jours ce qui pourrait faire que cette coquille correspond à une naissance. Les merles pondent 2 à 6 jolies oeufs bleus d'où sortent les oisillons qui prendront leur envole définitif entre 17 et 29 jours après leur éclosion.

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Bien que quelques souches robustes ont déployé leurs feuilles sous la neige, c'est en ce début printemps que le chélidoine (chelidonium majus) sort son joli feuillage vert. Appelé plante à verrues, son suc appliqué sur celles-ci les soigneraient. Dans la théorie des signatures, ce jus jaune semblable à la bille soignerait les infection du foi. Prudence, à forte dose (il contient des alcaloïdes) il pourrait tuer.

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Le printemps c'est aussi le début des mues et des changements de peau pour bon nombre d'animaux mais aussi de plantes. Les araignées loups, sorties de leur cachette dans la terre où elles sommeillaient ont mué. Leur exosquelette appelé cuticule devenu trop petit, elles s'en débarrassent pour pouvoir grandir, comme le font les serpent. Le lichen lui a fait son temps et à fini dans un petit ruisseau. Les lichens sont généralement l'aliance d'un champignon et d'une algue ce qui rend leur classification difficile, à la limite du monde fongique et du monde végétal.

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Et puis le jardin commence à se mettre en activité. Les jonquilles ornementales sont sorties et seront dans peu de temps suivies par les tulipes. Les jonquilles sont natives du bassin méditerranéen et ont conquis de nombreuses contrées. Bien qu'elles soient restreintes dans la gamme de couleurs (jaune, orange, blanc), ces fleurs sont très résistantes à la maladie et au froid et sont parmi les premières à fleurir.

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Et puis il y aussi les espèces sauvages qui bien souvent, s'invitent dans les parcs et jardins pour notre plus grande joie. Rare en Isère depuis plusieurs années ou du moins peu courante, l'anémone jaune (anémone ranunculoide) commence timidement mais sûrement à faire son retour. Très semblable à l'anémone sylvie (qui est blanche), elle s'en différencie par les légers dimorphismes entre leurs feuillages mais surtout de par leur couleur. Et puis il y a les violettes odorantes qui colorent et parfument le sous bois et tiennent parfois compagnie aux champignons de printemps.

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Il y aussi la carotte sauvage et le pain de poulet qui s'invitent dans la pelouse ou sous les noisetiers et qui sont d'excellentes plantes médicinales à condition de savoir les reconnaître car il est facile de faire des confusions, et les conséquences peuvent être parfois désastreuses comme avec le ciguë qui ressemble facilement à notre bonne vieille carotte sauvage.

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Autre star du printemps sublimée ici par la pluie, la primevère acaule avec la quelle il est facile pour les enfants de faire une petite trompette musicale. Il suffit de s'éparer la fleur sans l'abimer de ses sépales et de souffler doucement dans le tube que forme la fusion des pétales pour produire de la musique. Effet assuré.

 

Biotope et milieu fongique:

Là on passe aux choses sérieuses. Voilà une réponse à l'éternelle question "mais où trouver des morilles?". Je ne dis pas avoir la réponse mais voici le biotope où je trouve les précieux champignons avec les plantes qui y poussent de manière récurrente.

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Il faut savoir que tout morilleur qui pratique le terrain vous dira, avec un peu de chance, que bien souvent pour trouver les trois espèces citées dans le titre (morilles rondes, morillons à demi-libres et pézizes veinées), il faut se trouver en présence de ficaire (à gauche) quand celui-ci est fleurit (fleurs jaunes). Les ronces sont souvent présentes mais pas toujours mais surtout, du moins pour les morilles et les morillons, de manière incontournable, il faut des frênes ayant débourrés, c'est à dire ayant au moins commencés à avoir des bourgeons s'ouvrant.

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Autres plantes bonnes amies des champignons mais pas toujours présentes, la mousse (à gauche) et l'eurphobe des bois (à droite). Cela vient du fait qu'elles sont gourmandes en eau comme les morilles rondes, les morillons à demi-libres et les pézizes veinées. Attention, il faut savoir que ces espèces peuvent se trouver proches des cours d'eau et des ruisseaux mais aussi dans les zones humides, avec une source à proximité apparente ou non.

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Autre bon indicateur, ces petites pézizes marrons dont je ne trouve toujours pas le nom mais qui poussent dans les mêmes lieux que les morilles rondes aux quelles je suis habituée. A savoir que ces dernières ne poussent pas exclusivement dans les bois mais aussi en lisière de prés, parfois dans l'herbe haute ce qui rend ardue leur cueillette. Autre type de milieu propice: les brûlis comme c'est le cas ici. Le mystère est résolut, il s'agit de la sclérotinie tubéreuse!!! mille merci à Grosnico pour son précieux commentaire!

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Autre repère, la cardamine des près. C'est généralement quand elle commence à fleurir que les morilles rondes sortent de terre, du moins ici. Tout juste en fleur sur Grenoble, il faut encore attendre quelques jours dans notre coin d'Isère pour voir la floraison de cette plante médicinale mais aussi appréciée en gastronomie. La présence de nombreuses coquilles d'escargots ou même d'escargots bien en chair (comme ce petit gris à la coquille couverte d'argile), indique que le sol est calcaire (les gastéropodes en ont besoin pour leur carapace), ce qui est essentiel aux morilles, morillons et pézizes (merci le club des cèpes!).

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Voilà une vue globale sur le type de sol et de végétation dans la quel on peut trouver ces champignons, à savoir que des noisetiers sont également situés à proximite de ceux-ci ce qui peut peut être influencer leur pousse bien que l'arbre hôte reste le frêne. Bien que ça ne soit pas ou peu perceptible ici, il n'est pas aisé de repérer ces pézizes veinées sous les feuilles. Un bon bâton pour les dénicher et soulever la végétation n'est pas de trop.

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Gros plan sur une pézize veinée. On comprend mieux son surnom d'oreille de cochon au vu de ses formes tordues. Même si tout le monde ne l'apprécie pas, en raison de son étrangeté et de son odeur de javel quand elle est crue, elle est aussi un bon indicateur de la présence de morilles. En tout cas, les limaces brunes en sont fans.

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Petite bizzarie du jardin, une colonie de pézizes veinées c'est installée dans la pelouse, sans arbres hôtes à proximité. Un peu de mousse et quelques trèfles ce sont eux aussi invités. Ce drôle d'habitat que les champignons ont choisi ne semble pas les gêner bien que parfois, quand l'herbe est haute et que les jours se font beaux, elles perdent quelques centimètres sous les lames de la tondeuse à gazon.

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Et à proximité de ces fameuses pézizes, quelques primevères officinales et lamiers tachetés ont pris place. La saison est bien belle pour commencer la cueillette des plantes sauvages et médicinales.

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Doucement le monde fongique s'éveille, et bien que dominé dans l'esprit des cueilleurs par dame morille, il laisse s'exprimer une large gamme de champignons tous aussi différents les uns que les autres, en couleurs, en forme et en parfum.

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Héros de mon enfance, la gendarme! Bien qu'il fasse parti de la famille des punaises, il n'est pas malodorant, même quand il est écraser ce qui est tout de même préférable d'éviter car cet insecte timide est complètement inoffensif. De son vrai nom pyrrhocoris apterus, on le nome également suisse, cordonnier, soldat, masque-nègre mais aussi diable-cherche-midi car il est attiré par le zénith. Il n'est pas néfaste pour les plantes et préfère manger des oeufs, des larves, des insectes adultes mais aussi des graines sèches. On observe facilement leur accouplement qui a lieu au début du printemps et dure entre 12h et 7 jours.

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Bref voilà un joli panier pour fêter l'arrivée du soleil. Il était temps.

Petite précision, je sais de source fiable (merci le forum) que 2013 en Isère n'est pas une année à morilles rondes mais à morille grise ou vulgaire. À vos paniers!

13 avril 2013

Land Art et carapaces.

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Je ne sais pas si on peut vraiment parler de Land Art mais les nombreuses carapaces d'escargots trouvées parmi les champignons et dans la haies, puis récoltées dans le jardin m'ont inspirées. On y retrouve les 3 espèces majeures de nos contrées: l'escargot de bourgogne qui est le plus gros, le petit gris avec une carapace nuancée de noir et de rose, puis l'escargot des haies qui a beaucoup de variantes dans ses couleurs même si ici ils sont uniquement jaunes rayés de noir.

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Bref, voilà les carapaces des sirs à quatre cornes. Je n'ai pas trop su quoi en faire, quelques ronds, quelques serpentines mais rien de plus mais je ne désespère pas avant la fin de ce petit week end de réaliser quelque chose sinon de joli, d'au moins amusant voir funky. Déjà les idées apparaissent... pourquoi ne pas faire de ces jolies coquilles de mini vases? Bref ça sera la surprise, venue de l'inspiration du moment.

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12 avril 2013

La scille printanière (Scilla verna).

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Merci à Cristau pour ces jolies photos qu'il m'a envoyé, son blog ici.

 

La scille printanière:

La scille printanière est une petite fleur typique de l'ouest français et des Pyrénées qui mesure entre 10 et 20 cm. Elle fleurit d'avril à juin et donne de belles fleurs bleues à 6 pétales. Elle fait partie de la famille des liliacées au même titre de le lis martagon de nos montagnes à la différence qu'elle pousse entre 0 et 2000 mètres d'altitude ce qui en fait une plante très résistante et aux capacités d'adaptation importantes.

Son nom scientifique scilla verna vient du grec scilla: nuire car les racines de la scille officinale, proche cousine, sont toxique et de verna en latin qui signifie printemps, en raison de sa floraison printanière.

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6 avril 2013

Un jardin bien productif.

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Encore des pézizes veinées! mais rien avoir avec les quelques spécimens trouvés hier soir dans la pénombre, là on passe au niveau supérieur!

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Encore modestes par rapport aux spécimens que l'on a pu trouver ces dernières années dans le coin, les champignons reste de belle taille. Communément l'espèce peut atteindre 15 cm de diamètre, c'est la plus grande du genre des pézizes. 

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Alors, combien d'entre-elles ce sont cachées sur cette photographie?

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Discrètes, il ne faut pas hésiter à soulever les feuilles, les ronces et les fleurs pour les apercevoir et les attraper.

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Bref, avec ces belles prises le panier se remplit bien. Proches de la morille avec qui elles partagent le même biotope, elles n'en ont pas le goût, certes, mais restent de très bons champignons avec un goût raffiné et sont servis aux plus grandes tables.

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Pour les repérer, hormis les noisetier, les frênes, les ficaires, le lierre, les ronces les la terre humide, l'odeur typique de javel des pézizes veinées permet à coup sûr de les trouver parmi les feuilles mortes.

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Aller une dernière cachottière pour la route. Serez-vous la retrouver?

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Bref, dans les hautes herbes ou les ronces, il ne faut pas avoir peur de se promener le nez parterre pour être sûr de mettre la main dessus.

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Et pour conserver les champignons sans les abîmer pendant le périple, j'ai opté pour un sac en tissus, bien moins encombrant que le célèbre panier il m'accompagne plus facilement dans les coins escarpés.

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Voilà une belle cueillette qui finira vite dans la cuisine. Il y a mille et une façons de les préparer, en l'omellette ou en sauté avec rôti, il n'y a rien de mieux.  

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Mais il y a d'autres surprises dans le jardin. Les violettes sont bien épanouies, les ficaires fleurissent enfin, les frênes commencent à bourgeonner, les jonquilles sont resplendissantes et les oiseaux s'en donnent à pleins poumons, bref on va bientôt se sentir en plein dans le printemps.

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Et les éternelles primevères acaules ont envahi la pelouse qui a prit une teinte jaune pâle.

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2 avril 2013

Projet du weekend.

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Petite carte où se trouve le rare mélanome noir, c'est à dire la truffe du Périgord, en Isère (hachures). Ça donne des idées pour le weekend, surtout que j'ai repéré quelques chênes prometteurs et que la saison de par chez nous semble encore bien active, hé hé hé.

Mais attention, pas question d'aller exploiter un bois privé et encore moins une truffière!

 

1 avril 2013

Par pitié plus de pluie!

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Nouvelle sortie au jardin. Il pleut, les photos sont floues, il fait froid, les doigts sont gelés. Quand aurons-nous la joie de profiter à nouveau du soleil? Mais aux de-là des jérémiades, les fleurs sont quand même au rendez-vous et il y a de sympathiques rencontres à faire.

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Les primevères acaules ont envahi la pelouse. Quelques variantes rosées, croisements avec des espèces cultivées, ce sont installées sont le houx et les grandes feuilles de perces-neige.

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En parlant de perces-neige, c'est bel et bien la fin, les fleurs se fanent et déjà les cosses où se trouvent les graines naissantes se forment. Les violettes odorantes et ablas sont quand à elles au rendez-vous.

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Le sol a été lessivé par la pluie et de nombreux os et coques couverts jusqu'à présent par les feuilles et la terre ont été mis à nu comme avec cette coquille d'escargot de Bourgogne.

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Le sol est humide et tout est vert mais malheureusement, ces photos datent de quelques jours. Aux dernières nouvelles la neige c'est installée une fois de plus mais pour un après-midi seulement. Avec un peu de chance l'herbe grasse sera encore bien verte.

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Le froid a retardé la fleuraison des jonquilles, certaines bravent le froid et s'ouvrent mais la plupart des boutons observés la semaine dernière et qui ne sont pas encore cueillis restent sagement fermés. Et puis il y a aussi les indélicats. Venir en cueillir quelques unes dans la propriété ce n'est pas bien grave, au contraire, partager la nature est un plaisir mais déraciner les plants pour ne prélever que les fleurs, ce qui condamne la plante et les floraisons à venir, n'est pas un acte très appréciable à mon goût.

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Les pézizes avec la forte humidité sont là en grand nombre mais toutes petites. Ce week-end nous verrons quelle taille elles auront pu prendre, en particulier avec le soleil annoncé.

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Espoir furtif de profiter de quelques rayons avant que l'averse ne se remettent à tomber.

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Voilà le dernier chou, unique survivant dans jardin à l'hiver. Il est vite rejoint par les poussent d'iris qui aux beaux jours de l'été  vont rendre au parc ses teintes bleues et violacées.

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L'alliaire officinal est en pleine expansion. Dans quelques temps il fleurira mais en attendant ce sont les jeunes feuilles bien vertes qui s'ouvrent. C'est elles que l'on cueillera de préférence pour les utiliser en médecine douce ou en cuisine pour remplacer l'ail commun dont elle a le goût mais pas la forte odeur.

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Mes tramètes rougeoyantes tombent en décrépitudes et bien qu'elles soient encore nombreuses sur le tronc, un bon nombre ont chuté dans l'herbe.

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Mais qu'est-ce donc? un foie? des oreilles de Judas? rien de cela, juste mes éternels champignons de bois au chapeau noir/gris poilu que je n'arrive décidément pas à identifier et qui en ce début de printemps ont passé l'arme à gauche.

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Les pissenlits sont devenus énormes mais pas le moindre bouton en formation à l'horizon, pas la moindre fleur jaune. Bref, ils ne sont pas des plus pressés. 

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Cette année le gaillet commun c'est invité sous le grand sapin. Chose surprenante, alors que celui est fréquemment rencontré dans nos petits coins de forêts, les cartes de l'INPN le marque comme absente dans le département de l'Isère.

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Rah voilà que les oreilles de judas sont apparus sur le sureau n°1 mais aussi le sureau n°2, ce qui est peu fréquent. C'est d'ailleurs sur celui-ci que les oreilles ont pris comme sur cette photo des formes surprenantes.

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Ma troièsme station à oreilles découverte il y a peu commence à montrer des signes d'une fructification prochaine. Dans tout les coins de petits spécimens sont apparut en grand nombre. C'est prometteur.

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Dans tout les cas, la nature a besoin de temps. Les champignons ont été laissés en place pour prendre de belles proportions mais surtout, pour permettre  aux plus vieux de perpétuer l'espéce car il serait dommage de s'en priver.

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Et pour les sujets les plus hauts perchés, à part si je prends quelques centimètres (une bonne vingtaine), ce dont je doute, ils seront laissé tranquillement en place.

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Le sol est gorgé d'eau comme il ne l'a pas été depuis un bon moment. Des ruisseaux se forment dans les champs et sur les bords de route creusant le sol et emportant avec eux les bulbes, les feuilles et les longues herbes.

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La citerne est pleine à craquer et déverse l'eau avec un gros débit. Le petit coin de verdure en bord de terrasse se transforme lui en marécage où les feuilles de ficaire forment de petits îlots.

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Le fort courant à déloger quelques vieilles coquilles d'escargots des haies logées sous les vieilles pierres et dans les feuilles mortes.

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Bien qu'il fasse très gris et que le soleil nous manque, les prairies, jardins, forêt et champs verdissent à nouveau. Lierre, ficaire, géranium petit Robert... la liste des plantes qui reprennent vie est longue.

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Signe annonciateur du beau temps, la vigne vierge bourgeonne. Cette été elle couvrira la maison de pisé et apportera une fraîcheur bienvenue en terrasse.

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Le gui ne déverdit pas mais reste encore un peu trop dur pour faire de sympathiques couronnes de printemps. Patience.

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Car il est temps de chasser celles de cet hiver pour se sentir pleinement au printemps.

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Mes expériences sur le séchage se poursuivent tranquillement et semblent même concluantes. Parfait, la saison des morilles s'apprête à commencer et elles n'y échapperont pas.

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 A défaut de fleur en extérieur, on fleurit chez soi.

24 mars 2013

Arrivée timide du printemps.

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Voilà que le printemps est arrivé mais il n'est pas pressé de se présenter à nous. Le soleil se fait fuyant et le paysage gris mais pas de panique, le réveil est bien en marche, comme avec les ficaires qui commencent à fleurir.

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Les perces-neiges ne sont plus à présenter, elles sont toujours là, fleuries en grosses grappes blanches. Ces fleurs symbolisent la fin des épreuves et l'amour naissant.

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Malheureusement nos chères amies se fotn vieilles et bien d'entre elles commencent à faner, ce qui n'empêche pas le bas de la côte de rester immaculée de blanc. Pour connapitre un peu plus la plante c'est par ici.

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Le temps ce fait doux et bon, cela est propice à la grande famille des primulacées, c'est à dire des primevères mais aussi des cyclamens, des lysimaques, des glaux ou encore des mourons. Seule absente de cette famille dans le jardin aujourd'hui, la primevère farineuse.

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La petite primevère de nos campagne se nome en réalité primevère acaule, primevère commune ou primevère sans tige (primula acaulis/vulgaris). Dans certaines régions elle est sujette à des lois de protection comme en Lorraine.  On lui prête les mêmes propriétés que le coucou.

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Cette primevère est une hybridation entre la primevère élevée ou primevère des bois (primula elatior) et la primevère commune, elle appartient donc à l'un de ses sous genre: primula elatior elatior, primula elatior intricata, primula elatior leucophylla, primula elatior lofthousei, primula eliator pallasii. Même si ces variétés sont des hybrides, on leur prête à elles aussi les propriétés du coucou.SAM_3939

Le voilà le fameux coucou, qui porte ce nom car sa fleuraison correspond aux début des premiers chants de l'oiseau du même nom. Plus scientifiquement la plante porte le nom de primevèe officinale ou de primevère vraie (primula veris). C'est une habituée des pelouses et des prairies maigres et des lisières de forêts calacaires. Protégée dans les pays nordiques par les ondines et les elfes, de par chez nous, surtout les enfants, on cueille et sèche les fleurs pour confectionner une tisane aux propriétés diurétiques et expectorantes. Pour en savoir plus sur cette belel fleur jaune c'est par là: ici.

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Les voilà, les premières pézizes veinées! Ce champignon boudé par un bon nombre de promeneurs et de cueilleurs et pourtant très prisé par les gastronomes qui peuvent les déguster aux plus grandes tables. Sont parfums est doux et proche de la morille dont il fait partit de la même famille.

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Son développement est lent mais cela ne l'empêche pas d'atteindre des tailles gigantesques comme on peu le voir sur le club des cèpes. Il ne faut pas craindre de bien la cuire car elle est toxique crue, ni se méfier de sa légère odeur de javel temps qu'elle n'a pas été cuite.

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C'est un bon indicateur de l'arrivée des morilles car en générale elles se partagent le même milieu. Toujours à propos de morilles, les indicateurs dans la région sont au beau fixe: pluie, ficaires en fleurs, perces-neiges qui fanent et oreilles d'ânes bien développées, il ne manque plus qu'un bon coup de chaleur pour les voir sortir de terre.

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La neige c'est retirée, les oiseaux et autres animaux sont de retour. Une mandibule d'un rongeur à gauche a été sortie de terre par une taupe qui s'est affairée à monter sa taupinière. C'est dans ces amas de terre au printemps que l'on peut trouver des ossements. A droite, un rapace nocturne à trahit sa présence par une pelote de régurgitation. En effet, hiboux et autres chouettes après avoir avalés tout crus leur proie recraches sous forme de boule les poils, plus et os de leurs victimes. Pour savoir le quel de ses oiseaux s'est installé dans le jardin, la chose n'est pas aisée, en effet nous avons plusieurs fois observé divers espèces comme la chouette hulotte, la chouette effraye ou même le grand duc mais il y a de fortes chances que le couple de chouettes chevêches d'Athéna qui a passé l'année 2012 en est à l'origine.

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Les pics épeiches ont vidé le vieux tronc où se trouvait leur nid pour aller l'installer plus loin, soit dans le boulot mort qu'ils sont entrain de creuser, soit dans le vieux châtaignier où ils ont pris l'habitude de se réponde l'un l'autre par leurs coups de becs sur le bois.

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Les oiseaux ont réinvestit le jardin, d'autres sont partis comme mon petit rouge-gorge qui est reparti dans le nord et qui sera remplacé par un cousin à lui qui aura migré plus au sud pour l'hier. En attendant, merles et tourterelles prennent du bon temps.

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Pas facile d'identifier les violettes, rien qu'à l'état sauvage il en existe une bonne dizaine. Ici il pourrait s'agire de la violette odorante (Viola odarata). Cette plante fleurit de février à mai et forme de petites colonies. Comme son nom l'indique elle est très parfumée. Au moyen âge on l'utilisait comme aphrodisiaque car on pensait qu'elle avait des vertus magiques. Les pétales mélangée aux pétales de lavandes puis cousues dans les oreilles prédisposait à l'amour.

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La violette blanche à gauche, (viola abla) est une proche cousine de la violette odorante qui se divise en 4 sous espèces et qui dans certaines régions de France est protégées. A droite la célèbre jonquille qui fleurit et orne tout les jardins. Elle fait partie de la même famille que la perce-neige: les amarulliadacées. Pouvant pousser jusqu'à 2000 mètres d'altitude, elle est protégée dans de nombreux endroits ou sa cueillette est limitée. Il ne faut pas la confondre avec le narcisse jaune.

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En parlant du pic épeiche, arriverez vous à retrouver celui-ci qui se cache dans se farta et qui répond à son conjoint situé à une centaine de mètres de là?

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L'hiver est fini mais le danger rôde toujours et encore. Ce campagnol des champs ne s'est pas assez méfier et à fini sous le crocs du chat. Il se différencie du campagnol souterrain de par son pelage et de sa queue non bi-colore. Appelé aussi campagnol commun, campagnol fauve, campagnol vulgaire, campagnol ordinaire ou microtus arvalis.

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Contrairement à un bon nombre de ses cousins campagnols, il est uniquement herbivore et granivore. Il provoque beaucoup de dégâts dans les cultures, en particulier aux prés des cultivateurs d'endives, de blés, d'artichauts, d'orges, de céréales diverses et de salades. Il ronge aussi la base des arbres, en particulier des fruitiers ce qui peut les affaiblir.

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Bref on attend tous avec impatience de profiter de la chaleur, le soleil et les chant des oiseaux mais pour le moment, il faut se contenter de rester devant la cheminée bien au chaud.

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Cependant quelques branches de gui mêlées à une bonne poignée de jonquilles forment un joli bouquet qui fait rentrer un peu de couleur et de luminosité dans le maison.

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Dans deux semaines, nous verrons si le printemps tient ses promesses car la semaine prochaine c'est direction les Pyrénées.

20 mars 2013

Aujourd'hui c'est le printemps, c'est Ostara!

Aujourd'hui c'est le 20 mars, c'est le printemps! Voilà le retour annoncé des hirondelles, des fleurs et des grenouilles!

Mais le printemps c'est aussi Ostara, une fête païenne dont il découle directement et qui pendant longtemps a animé les contrés et le folklore européen.

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(http://www.heimdallr.ch/Interviews/2001/ostara.html)

Ostara est une célébration paganiste du renouveau de la terre et de la vie qui a lui pendant l'equinoxe. Chez certains wiccans la déesse sort de sa léthargie de l'hiver sous les traits d'une jeune fille/femme.

Ostara c'est avant tout l'aube naissante et l'explosion de la vie foisonnante. Pour l'occasion on peint des oeufs (la tradition de Pâques vient en partie de là) que l'on consacre avant de les servir à table.

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L'animal totémique de cette célébration sont les petits d'animaux, signe de régénération, mais particulièrement le lapin, symbole de la Lune et de la fertilité de la Terre. 

C'est aussi le jour du jeune dieu, qui ayant vaincu les ténèbres de l'hiver, revient pour assurer son rôle protecteur sur les animaux, les plantes et du soleil levant.

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 Cette aussi le début des célébrations de la fertilité. Les animaux s'accouplent, les hommes plantes et entretiennent le jardin, les fleurs commencent à répandre leur pollen.

C'est en fonction de ces éléments que l'autel, d'une partie des paganistes célébrant les anciennes divinités occidentales, sera décoré. Fleurs fraîches, lait, oeufs, graines à semer et encens floraux y prendront place. 

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(http://ostara.eventbrite.com/)

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Ostara dans certaines célébrations est une journée où de nombreux rituels peuvent être célébrés, notamment à travers la récolte de feuilles fraîches, la promenade pieds nus ou même nu dans la nature pour capter les bonnes énergies qui émanent de la Terre.

Bref, folklore ancien pour certains, mode du new age pour d'autres, les rites païens, traces d'un passé plus ou moins oublié, continus de vivre dans nos campagnes mais surtout et contrairement à ce que l'on pense, dans nos villes. 

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13 mars 2013

Le long de l'Isère.

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Ah! déjà le froid et la neige sont de retour dans nos douces pré-Alpes. Cependant nous avons bénéficié de deux très beaux jours de soleil pour sortir un peu à la découverte de la ville et de sa nature naissante.

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Les crocus de printemps sont sortis, violets ou blancs, ils poussent spontanément le long de la voie rapide, à quelques pas du bitume. Bonheur des fleurs et des premiers bouquets.

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Les arbres perdent leurs chatons, qui sont les fleurs qui libères le pollen et le tussilage fleurit. De cette jolie fleur, on utilise les feuilles comme substitue au tabac pour réduire l'addiction au tabagisme.

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Et puis il y a l'Isère, calme mais par moment bouillonnante aux eaux sombres qui de temps à autre charrient troncs et souches délogés de leurs sous-bois par les averses des hauteurs. 

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Les mousses aussi fructifient, du moins relâchent leurs spores car à la manière des fougères, celles-ci ne produisent pas de fleures mais des sporanges, de petites poches qui libèrent les gamètes des végétaux.

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L'eau est paisible, l'image des arbres s'y reflètent et n'est que de temps à autre troublée par la nage innocente des canards colverts.

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Et dans le ciel, les élégantes branches des noisetiers laissent s'envoler le pollen au grès du vent, formant de gros nuages jaunes.

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Voilà une jolie ballade où les herbes ne demande qu'à garnir la maison. Les boutons de jonquilles, ramenés de la campagne puis mis en eaux ont fleurit et donnent à voir de jolies fleurs jaunes.

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Et les crocus, contrairement à ce que je pouvais penser, tiennent bons et ont eux aussi rejoins la table du salon. Ils sont à l'abris du froid et des premiers flocons Grenoblois, qui je l'espère, ne tiendront pas.

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